Et la Perse me fut contée....voyages
Journal de mes voyages en Iran au sein de ma "famille iranienne". Pour Now Rouz, le nouvel an persan et pour le mariage


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le mariage persan et autres considérations


      Un Salam nocturne à vous tous depuis la Grande Perse qui m'a aspirée avant même que je ne donne mon plein accord. Et me revoici dans les parfums voluptueux, dans le temps de cet Orient mythique auxquels je m'abandonne sans retenue. Ce matin je me suis dispensée de la séance chez le mollah. Elle durait deux heures et reprenait le contrat de mariage avec au passage des références religieuses, c'est un notaire religieux... Car ici, la fille porte le voile mais dans le même temps elle s'assure très confortablement et lucrativement pour le divorce éventuel, les désagréments, la récupération maximale des biens, etc., c'est une belle transaction....

 Et puis nous attendons la grande fête demain, dans le jardin éclairé de manière féerique, en vue du rituel que je découvrirai, noyée dans les quelque 160 invités c'est un minimum pour une noce si attendue. Le temps passe a régler les  mille détails si importants en ces jours de préparatifs. C'est un temps a la fois joyeux et grave. L'Occident est loin avec ses exigences d'efficacité et de rendement et il ne me manque pas. Vive les pauses devant le samovar et les corbeilles de fruits succulents et variés, vive l'oubli des calculs de calories pour ne penser qu'au plaisir de deviser et plaisanter avec un objectif principal et commun: participer a la réussite de cette belle noce. La sortie de chez l'esthéticienne pour la mariée (coût environ mille euros) ,précède l'arrivée dans la voiture fleurie du marié cela va  surement participer à une belle vidéo qui sera regardée au moins par la famille de la mariée, c'est sur, il faut bien amortir les frais multiples.

    Bon je raconterai la suite ultérieurement, je vais me recoucher avec le chant du rossignol. Bises nocturnes aux parfums de rose et au chant du rossignol.

  Marie-Claude, ce petit matin du 4 Juillet 2007

 

 

    2ème Chapitre

        Ici c'est le 10 Juillet depuis 1/4 d'heure. Le mariage fut vraiment un grand mariage, chic et sobre, blanc avec une touche de doré, un subtil mélange entre l'Orient et l'Occident. La mariée portait une robe immaculée et le marié un costume noir rayé de blanc qui rajoutait de l'austérité à sa ligne filiforme...Le rituel religieux, avec mollah compris ,est un subtil mélange entre la tradition persane et la tradition islamique. Je vous épargnerai le blabla du mollah, et me contenterai de vous citer parmi les objets symboliques déposés sur le tapis déployé devant les mariés ,des fleurs, un miroir, des pièces de monnaie et surtout deux pains de sucre et un petit pot de miel. Les pains de sucre étaient frottés l'un contre l'autre par les intimes au-dessus du voile tendu sur les maries durant toute la cérémonie. Les grains ainsi répandus sont censés apporter de la douceur au ménage. Quant au pot de miel, chacun des époux en enduit son petit doigt  et propose à l'autre  de le déguster ainsi, j'ai trouve ça très érotique, et rigolo en présence du religieux. Enfin si on se résume l'union est sensée être tout sucre et tout miel....


Ensuite la fête a pu commencer avec une dizaine de personnes qui assuraient le service, parfait. La note orientale fut la composition du buffet, mais aussi le bar avec thé, café et narguilé...servis par un couple en tenue traditionnelle. Evidemment pas d'alcool, mais un orchestre super qui nous a permis de nous abandonner au plaisir de la danse. Quelle sensualité dans ces rythmes, et quel plaisir partagé... Ici, pas de voile, pas de censure, le seul plaisir de faire la fête bref, ce fut une belle noce sous un beau ciel étoilée deTéhéran, nous ne fumes même pas interrompus par la milice qui cependant veille au grain.


Ce soir, nous rentrons d'un voyage au bord de la mer Caspienne. Nous étions à Ramza, petit village côtier devenu station balnéaire par la volonté du père du shah Pahlavi. Evidemment ce lieu prospère, puisqu'on y cultive le thé, les orangers et le riz avait pris de l'importance avec son petit casino, le palais du Shah, un superbe hôtel non loin de ce dernier etc... Bien sur depuis la Révolution le casino est fermé (il est au bord de la plage) et tout est tombé en décrépitude. Actuellement, un petit effort est fait mais il semble que les fonds ne soient pas toujours visiblement utilisés .Je me demande s'il est possible qu'une révolution ne soit pas l'occasion de détruire systématiquement ce qui fut fait avant. Surtout que l'économie ne souffre jamais du développement du tourisme.

Je n'ai pas vu d'esturgeon mais nous avons rencontré beaucoup d'iraniens qui nous ont ,comme toujours, reçus royalement: à toute heure thé, fruits frais fruits secs etc... Et toujours cette impression que la nourriture est sacrée ici dans ce pays où les gens ont une belle ligne. Je suis aussi touchée de l'accueil fait à l'étrangère que je suis-nous ne sommes pas nombreux, pour ainsi dire je n'en ai pas rencontre d'autres à part les quatre qui étaient là pour le mariage- et les iraniens semblent étonnés et touchés qu'on s'intéresse à leur pays, surtout dans le contexte actuel.... 

Enfin nous avons franchi les montagnes désertiques au nord de Téhéran, traversées de petits torrents et rivières qui rassemblent sur leur trajet des dizaines de restaurants bricolés avec toutes sortes de matériaux, mais qui offrent tous des  divans couverts de tapis et coussins où l'on peut siroter son thé ou fumer tranquillement son narguilé, le tout sous des voûtes d'arbres, sur des tapis d'herbe fleurie. Les iraniens sont les champions du pique-nique et de la vie en plein air, même en ville où ils occupent le moindre coin cultivé. Enfin après plus de six heures de voyage, en affrontant la conduite approximative du chauffeur de bus dans le brouillard sur les cols et la route étroite. Nous voici  donc de retour à la capitale pour de nouvelles aventures persanes.

Bises à l'orange de Ramza 

 

3ème épisode

      Le retour à Téhéran a marqué les retrouvailles avec la vie citadine à la persane. Nous avons retrouvé le temps d'ici, entre préparatifs de repas, pauses devant le samovar à avaler le thé à petites lampées; sans oublier les  visites des amis, où l'on dépose sur la table du salon, dans un plat en argent ciselé, une montagne de fruits variés et des friandises légères, sucrées et parfumées, subtilement aguichantes. Nous avons même accompli une visite de félicitations chez un couple de médecins dont la jeune femme venait d'accoucher.

  Une foule de parents et d'amis se pressait au domicile en ce Vendredi qui est leur Dimanche, et sans arrêt, il leur fallait resservir thé, fruits et friandises J'y ai retrouvé les usages sociaux à l'africaine!!

Nous avons consacré un temps au shopping dans des quartiers qui furent prestigieux  au temps du shah et qui, depuis la révolution essaient de survivre. Mais l'argent est là et le commerce de luxe reste florissant, tout comme la construction d'immeubles et de maisons particulières dans le quartier où je réside. Les architectes rivalisent de talent pour réaliser des ouvrages harmonieux où les marbres, les fers forgés, le bois massif ciselé et  les vitres en demi-lune  rappellent que l'argent, donc  le pétrole, aidé par la corruption, mène le monde actuel. Les afghans et les kurdes réfugiés trouvent ainsi dans la construction, une source de revenu.

   Partout, des filles obligées de porter le foulard, rivalisent d'ingéniosité pour contourner l'obligation de se couvrir; la sensualité qu'elles  expriment vient interroger la tendance actuelle dans notre Occident à se dénuder quasi totalement pour révéler une féminité  tellement présente et palpable chez nos belles persanes..Et puis, le dernier jour, Mahin et moi, nous nous sommes "offert" le grand bazar de Téhéran. Nous avons pris le métro, et j'y ai découvert l'esthétique et le confort de ce moyen de transport récent, délicieusement climatisé. Nous montons dans le compartiment réservé aux femmes, et là, les sièges disposés le long des parois, sont occupés par des femmes en noir. Evidemment, avec mon foulard attaché bizarrement et la clarté de mes cheveux et de mes yeux, je suis un peu en vedette américaine! Au début, ça va à peu près; pourtant, au fur et à mesure des arrêts aux stations, le compartiment se remplit de ces femmes en noir dont le regard m'envisage. Au bout de quelques stations, nous sommes encerclées de "corbeaux" et je suffoque un peu dans cette obscurité grandissante!!  Pourquoi tant d'ombre par cette chaleur torride?

Nous retrouvons de l'insouciance dans le bazar qui ressemble à une ville dans la capitale ; quelques 300.000 personnes y travaillent pour y recevoir quelques 600.000 personnes chaque jour... Nous nous adonnons à l'orgie odorante du coin aux épices, à l'ivresse des bijoux  que l'on peut admirer et  toucher si facilement, au bonheur de marchander en rivalisant d'ingéniosité argumentaire avec les commerçants tellement prospères!!!

  Dans la foule qui se presse, la proximité des autres permet de mesurer la capacité à se mouvoir sans se laisser déborder. Et comme à chaque fois, de temps en temps, une de ces femmes, emmurée dans ses voiles noirs vient me toucher d'une main que je ne ressens ni comme intrusive ni hostile et ça me laisse alors étonnée, perplexe... Même Mahin qui a vu cette scène plusieurs fois ne peut expliquer la raison.

Et puis le temps file et le moment du départ est arrivé. La dernière nuit fut courte, l'attente à l'aéroport fut longue, mais il est bien connu que dans ces interstices qui raccourcissent les distances géographiques, le temps perd tout son sens. A nouveau, le décollage dans le soleil triomphant est un instant unique. Pourtant, la brume matinale qui flotte au-dessus de la capitale  ne me permet pas de voir précisément les montagnes Elbourz qui entourent la capitale; le mont Damavand est resté caché du haut de ses quelques 5600 et quelques mètres. J'ai très peu dormi cette nuit, mais ensuite, comment fermer les yeux quand on survole l'Asie Mineure? Celle de la Mythologie, de l'origine de notre culture, de Cirrus, et d'Alexandre les Grands, mais aussi d'Omar Khayyâm de Zarathoustra et de tant d'autres. Le survol de ces régions  volcaniques, désertiques, pelées, abreuvées  de grands lacs  comme le lac de Van que je survole après l'avoir contourné par la route, m'émeut beaucoup. L'Arménie, Erevan, la Turquie,  mon Orient se déroule sous mes yeux. Enfin la Mer Noire vient rompre cette ivresse d'Orient.... je peux donc m'abandonner à sommeiller, nous voici survolant l'Europe.

    A nouveau, je me sens un fort désir de transmettre à tous la richesse unique d'un pays condamné  actuellement pour avoir cru en la révolution  et otage d'un pouvoir religieux  qui est loin de duper tout le monde mais dont tout un chacun doit s'accommoder. L'Iran reste la Perse, la preuve, la langue est restée la même, malgré la pression des envahisseurs qui voulaient imposer l'arabe. Et la culture est présente partout, perçant à chaque instant la pression religieuse.


     Et me revoilà ici, dans notre vieux pays, celui-là même qui déclenche  souvent des sourires émus sur le visage des  habitants de ce si beau pays!!

Et vient la nostalgie, au souvenir de l'amitié ancienne entre nos deux nations, du temps où l'on pouvait espérer en un avenir meilleur au prix d'une révolution...... 

  Marie-Claude, retour  d'un voyage en Iran



Publié le 11/09/2008 à 07:06,
Mots clefs : ZarathoustraElbourzCirruspersanedamavandKhayyam
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La grande Perse

Premier email du 21 Mars 2006

La grande Perse

Un grand Salâm à tous depuis la grande Perse. Ici, les parfums d`Orient, comme la rose, la fleur d`oranger, le safran, la cardamome vous prennent en entier et on est envoûté. Ajoutez 4000 ans d`histoire qui vous contemplent depuis les ruines de Persépolis et les tombeaux creusés et sculptés dans la montagne des grands rois Achéménides comme Darius et Xerxès et vous verrez que le port d`un foulard et d`un vêtement un peu long sont dérisoires devant tant de hauteur.Tout comme le port du tchador pour aller visiter le mausolée de shah Cheragh à Chiraz, d`une splendeur inouïe où la ferveur des femmes vous émeut jusqu'aux larmes.

Et puis le mausolée de Hafez, fabuleux poète persan qui a laissé dans sa ville l`amour de la poésie et de la musique qui courent dans les rues. Dans le jardin où flotte son esprit, on a mangé des vermicelles de riz à la rose en fumant au narguilé du tabac égyptien à la pomme- un délice-le tout confortablement allongés sur des divans moelleux.

Retour à Téhéran où nous préparons Now Rouz, le nouvel an persan en famille. C`est magique, je vous conterai plus une autre fois, on doit partir au Bazar finir nos achats.

Bises à la rose et à la pistache à vous tous


Marie-Claude la zoroastrienne


 

2ème email du 27 Mars 2006

Salâm à tous, une autre partie de mon voyage vers une ville légendaire où je n`ai pu photographier Shéhérazade, mais d`autres merveilles encore.....Ceci n`est qu`une partie de la magie.

La route d`Ispahan

Notre séjour à Téhéran nous a permis de sacrifier au rite de la nouvelle année et nous avons été gavés de douceurs, pistaches, fruits secs et frais arrosés de thé, avant de goûter par politesse au minimum syndical de 3 plats ainsi que l`usage le requiert. Nous avons eu le temps, malgré tout de visiter les palais des Shah Pahlavi père et fils ainsi que le mausolée de Khomeiny....


Et puis au cinquième jour de la nouvelle année nous avons pris la route d`Ispahan. Nous avons parcouru une partie du désert iranien sur lequel la grande route s`insinue, hérissée ça et là de montagnes pelées aux couleurs de pierres volcaniques ; elle est bordée de caravansérails en ruines, et éclairée par endroits de petites oasis qui constituent les villages et les villes, rares mais surprenants avec leurs mosquées fièrement dressées, et quelques mausolées fichés sur des pitons rocheux.

Et nous voici à Ispahan, perle de l`Orient, haut lieu de culture et d`érudition. Ville mythique et magique et pas seulement pour moi, elle fut, dans son histoire, l`objet de nombreuses convoitises et dut son essor à un souverain safavide (persan) avant de retomber aux mains des afghans. Actuellement y vivent diverses communautés représentées au Parlement: Arméniens, Juifs, Zoroastriens, Turckmènes Turcs Azéris, et j`en oublie.


La place Royale est impressionnante, bien plus immense que toutes les grandes places européennes. Face au Palais Royal, la Mosquée Royale dont le dôme, couleur turquoise répond au dôme de la mosquée du Vendredi de la même couleur. L`intérieur est stupéfiant de beauté et d`ingéniosité mais on ne s`y sent pas écrasé. Peut-être à cause des bleus des mosaïques, apaisants et qui rappellent la turquoise iranienne et le lapis lazuli du Pakistan voisin.....Le raffinement de l`ensemble me fait sentir toute petite, mais on se sent aussi faire partie de l`ensemble. Je suis fascinée par le travail des artisans dans le bazar attenant, ils cisèlent l`argent comme personne, d`autres réalisent la fameuse marqueterie, d`autres encore, impriment les tissus. Peu de touristes, donc je ne passe pas inaperçue, d`autant que mon foulard tient mal sur mes cheveux courts et que la couleur de mes yeux n`est guère locale....non plus. Les visiteurs sont quasiment tous iraniens et je suis étonnée de leur intérêt pour leur culture, d`autant qu`ici les tableaux ornant les murs représentent des personnages ayant souvent des attitudes très sensuelles, que ce soient des couples ou des personnages seuls.... Mais il est vrai que le chiisme n`interdit pas la représentation des humains...


 

Dans cette foule bigarrée où le noir ne domine pas, j`ai pris un bain d`Orient, de plaisir de vivre l`instant, la poésie, la musique, la danse sont très présents, et l`étrangère que je suis, est chouchoutée de façon presque gênante.La douceur orientale n`est pas une légende et nous nous sommes abandonnés à la dégustation des fameux "gaz" nougats iraniens à la pistache, et le narguilé au tabac égyptien a accompagné le thé....

Me voici à nouveau Téhéran et quelques visites somptueuses m`attendent avant le retour.....

Bises à tous à la rose, à la pistache et au tabac égyptien à la pomme.

Marie-Claude

 

"Entre la foi et l`incrédulité, un souffle,

Entre la certitude et le doute, un souffle

Sois joyeux dans ce souffle présent

Car la vie elle-même est dans le souffle qui passe"

Omar Khayyam, grand poète, astronome et mathématicien persan

 

3ème e.mail au retour

Retour

Et comme toujours, il faut bien rentrer au bercail. Le décollage du vol Iran Air fut sans problème, j'ai pu admirer dans le soleil levant les montagnes aux cimes enneigées encerclant Téhéran et, trônant en majesté parmi elles, le mont Damavand, 5604 mètres ; mais il est vrai que Téhéran est déjà à 1000 mètres d'altitude.... Et dans l'ambiance feutrée de la cabine, je peux laisser venir à moi les évocations ; il est certain que je me suis abandonnée précédemment volontairement à la magie de ces lieux mythiques et magiques qui font partie des fondements de nôtre culture pourtant si occidentale !

Mais j'emporte aussi avec moi les émotions douloureuses d'un pays qui ignore, encore comme tant d'autres dans le monde, la Solidarité Sociale.

Je revois ce handicapé moteur prenant place au feu rouge d'un carrefour, depuis vingt ans parait-il, et qui refuse la mendicité et propose des paquets de cigarettes qu'on lui paie au bon vouloir.... Nous sommes loin des campagnes anti-tabac à l'occidentale !!!

L'image aussi de ce bébé, une petite fille, sur les genoux de sa mère assise sur le tapis du splendide mausolée de Chiraz, dont la tête, minuscule montrait une grave malformation et il est certain que dans ce pays, riche de son pétrole, aucune possibilité de soin pour les pauvres....Il ne reste donc que la foi et la prière et c'est cette ferveur des femmes dans ce lieu saint qui a mouillé mes yeux tout comme les yeux larmoyants de ces femmes avec lesquelles le langage était inutile pour partager et pour espérer. Ce bébé ne guérira pas malgré les prières de sa grand'mère et aucune aide ne sera proposée à ces deux femmes.

 

Pendant ce temps, la Fondation des Déshérités, créée par Khomeiny sous la Révolution est devenue une Multinationale à la tête de chaînes hôtelières et autres bagatelles....Et les Mollahs se font construire des hôtels particuliers auprès desquels le palais du dernier shah Pahlavi, pourtant accusé de grosse fortune en son temps, n'apparaît que comme une grosse maison bourgeoise chez nous. Cela laisse perplexe......

Je n'ai pas oublié non plus les Derviches aux costumes surprenants ; ils vivent dans la simplicité, la lecture et la méditation de leurs grands maîtres, Hafez et Saadi. Et ces chauffeurs de taxi ne roulant pas sur l'or (et nous non plus, dans ces véhicules plutôt usagés) mais capables de nous parler avec passion de leur ville prestigieuse en déclamant des vers !!!!

J'emporte avec moi tous ces souvenirs et tous ces partages, et ce qui n'a pu se dire, aussi, entre l'espoir et le désespoir d'un peuple riche de ces millénaires passés ; chacun semble partagé entre l'expression de la foi et l'aléatoire d'une Révolution qui a échoué. Un peuple qui a essayé de croire en l'avenir et qui ne sait pas comment va sortir de l'impasse son pays si vaste, nanti d' un président à la pointure si petite qu'il ne parait pas vraiment à l'aise dans ses baskets de « chef d'une République Islamique ».

Nous sommes loin des Mille et Une Nuits, pourtant, ça reste féerique, la Perse, je persiste et je signe.

Marie-Claude, retour d'un voyage en Iran

 





"Pourquoi chanter
  Si ce n'est que toute ivresse est sans défaut ni défaillance
  Chanter pour s'étonner d'être vivant
  Chanter pour s'intriguer de vivre
  Et porter la corruption dans les légendes de la mort."

      
                   D'après Omar Khayyam


 

 

 

 

 



Publié le 7/08/2008 à 06:46,
Mots clefs : Chiraznow rouzdervichesKhayyamPersépolisPerseispahan
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